
Les Français ont toujours témoigné leur attachement aux services publics, qu'il s'agisse d’EDF et GDF au moment de la tempête de 1999, ou de La Poste en milieu rural, comme dans les quartiers, pour ne citer que deux exemples.
La logique financière ne doit pas l’emporter sur celle du service public. La Poste, EDF et Gaz de France, la SNCF doivent offrir un service public de qualité, également accessible à tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur niveau de ressources.
Or, partout dans le monde, la libéralisation du secteur énergétique est un échec, et la privatisation des opérateurs se traduit par une hausse générale des prix, un sous-investissement chronique, des capacités de production insuffisantes, une recherche mise à mal et de multiples coupures parfois des faillites. La libéralisation de La Poste ou des chemins de fer n'est pas plus concluante.
La question des services publics ne peut pas être déconnectée de la dimension européenne ; il est indispensable d'œuvrer au niveau européen, au développement de services publics de qualité.
À droite, un État moins fort, une France plus injuste
Pour la droite, la vision du service public se limite à la réduction de l’intervention de l’Etat et à la rupture avec notre modèle économique et social dont les services publics sont l’un des piliers fondamentaux.
La droite affiche son attachement aux services publics en zones rurales ou périurbaines, et s’engage à ne procéder à aucune fermeture « sans garantir un service de qualité supérieure », alors qu'elle a fait tout le contraire depuis cinq ans. UMP et UDF ont organisé depuis 2002 la déréglementation et les privatisations :
·dans les télécommunications (privatisation totale de FranceTélécom, inégalités territoriales dans l'accès au haut débit, opacité des tarifs des opérateurs, disparition du 12 au profit d'un maquis incompréhensible d'opérateurs privés 118…) ;
·dans les territoires (fermetures de 4000 bureaux de poste, suppression des tournées dans les zones rurales et les quartiers défavorisés et dégradation de la qualité du service) ;
·dans l'énergie (libéralisation accrue et privatisation rampante des opérateurs historiques EDF et gaz de France) ;
·dans les transports (SNCF à l'abandon et sociétés d’autoroutes bradées au privé) ;
·dans la santé avec la fermeture de nombreux hôpitaux et maternités de proximité.
Les propositions des socialistes
Les socialistes s'opposent à la libéralisation totale du marché postal comme du marché de l'énergie en Europe. Ils défendent au contraire une régulation publique forte et des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles.
Le pôle public de l’énergie EDF/GDF pourrait permettre de conserver la maîtrise des évolutions tarifaires, de diversifier les énergies et de garantir les investissements indispensables pour préparer l'avenir.

Les premières mesures fiscales et sociales annoncées par le gouvernement Sarkozy-Fillon ont pour point commun de privilégier le capital et la rente, en aucun cas le travail et l’effort. Les salariés et les assurés sociaux payeraient au prix fort des mesures exclusivement destinées aux plus fortunés de nos concitoyens.
L’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus ne profiterait qu’aux plus riches des foyers fiscaux éligibles à l’ISF, à savoir les 400.000 ménages les plus fortunés du pays. Cette mesure est donc exclusivement destinée à remettre en cause l’impôt sur la fortune.
L’exonération de 95 % des droits de donation et de succession, au delà de l’exonération de 85% déjà existante, reviendrait à exonérer la quasi-totalité des 15 % de Français les plus fortunés du paiement de cet impôt. Sachant que 10 % des ménages détiennent 50 % du patrimoine, cette proposition qui ne favoriserait que l’héritage et la rente, conduirait à une explosion des inégalités.
L’institution de franchises non remboursables sur les soins, l’hôpital, les examens et les médicaments conduirait à l’éclatement de l’assurance maladie solidaire. Le montant des franchises, 100 euros par personne selon le programme UMP, frapperait indistinctement l’ensemble des Français et pénaliserait très fortement les catégories populaires et moyennes.
Le slogan « travailler plus pour gagner plus » de la campagne présidentielle a fait long feu. De l’avis de Gilles Carrez, ancien rapporteur général du budget, et du Conseil d’analyse économique, le dégrèvement de cotisations sociales et d’impôt sur les heures supplémentaires serait contraire au principe constitutionnel d’égalité devant l’impôt, seule une minorité de salariés effectuant des heures supplémentaires, et dangereuse pour l’emploi, les employeurs étant alors incités à imposer des heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher.
L’institution d’un contrat de travail unique, promis par François Fillon avant la fin 2007, reviendrait à généraliser le contrat « nouvelles embauches », équivalent du CPE, à tous les salariés. C’est une précarisation généralisée du travail qui est ainsi proposée par la droite.
Ces mesures, d’un coût total astronomique d’environ 17,5 milliards d’euros, soit plus de 1 % du PIB, ne pourraient être financées que par une augmentation de la TVA sur les produits de grande consommation, qui pénaliserait l’ensemble des Français, à commencer par les plus modestes.
Au prétexte de « valoriser le travail et l’effort », la droite s’apprête à privilégier toujours plus la rente et l’argent qui dort, au détriment de la majorité des Français qui paieront l’ardoise. Le Parti socialiste appelle à écarter ces profondes régressions sociales lors des élections législatives à venir.
Communiqué du Bureau national
FRANCHISE MEDICALE : 61% des FRANCAIS SONT CONTRE
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